Les salles d’arcade de Tokyo, le bruit et la fumée

Indissociables de l’image que l’on colle à Tokyo, les salles d’arcade japonaise nous font pénétrer dans un univers à part, un monde différent ou le temps n’a plus la même valeur et dans lequel on pourrait se perdre pour ne plus jamais revenir.

Fan de jeux vidéo, bienvenue au paradis.

Salle d'arcade Tokyo
Salle d’arcade à Tokyo

Salle de jeux Tokyoïtes, bienvenue au cœur du vice

Tout jeune, alors que je suivais l’actualité des jeux vidéo depuis la France, les salles de jeux japonaises étaient souvent évoquées dans divers reportages, et je voyais ces centaines de jeunes gens s’adonner à cette activité qui était encore bien tabou chez nous. Dès lors, je n’avais qu’une envie, me rendre à Tokyo pour m’asseoir à mon tour devant l’un des bornes d’arcades disponibles.

Les années ont passé et finalement, j’ai pu pénétrer dans ces temples du jeu vidéo ou sont proposés les titres majeurs avant d’être adaptés aux consoles de salons. Si les premiers étages de ces établissements sont généralement dédiés aux machines pour (tenter d’) attraper figurines et peluches, les étages supérieurs, 3, 4, 5 selon les bâtiments regroupent les bornes de jeux par catégories : jeux de cartes, jeux musicaux, jeux de combats, de stratégies, paris hippiques, ou simili machines à sous… (Les machines de pachinko sont elles regroupées dans des établissements spécialement réservés à ce jeu !).

Et dès les premiers pas, l’ambiance est folle

figurines Dragon ball tokyo
Machine à Figurines, Dragon Ball pour celle-ci

Une expérience visuelle et sonore inoubliable

Il suffit de passer la porte automatique d’un de ces établissements pour être assaillit par un bruit assourdissant ! La j-pop résonne et le bruit des machines en tout genre nous oblige à crier pour s’entendre. Mais nous ne sommes pas là pour discuter, ça tombe bien !

Direction l’étage de jeux musicaux ou je rêve de voir un joueur nippon se déhancher sur Dance Dance Révolution ! Et je ne suis pas déçu ! Plusieurs fois, j’ai eu l’occasion de voir des phénomènes s’épuiser sur ce jeu de KONAMI, comme s’ils exorcisaient un mal qu’ils avaient en eux. Impressionnant. Ma tentative de les imiter m’a confirmé qu’ils n’étaient pas humains… Les jeux musicaux pullulent, et on trouve des bornes solos ou les joueurs branchent leurs casques pour s’immerger dans la partie en tapant en rythme sur les machines au son des hits d’Hatsune MIKU, ou des machines ou l’on peut s’affronter. Mon favori est sans nul doute Taiko no Tatsujin sur lequel on tape sur des tambours en suivant des musiques japonaises déjantées ! Une merveille de fun !

Pour le reste des jeux, j’ai pu affronter quelques joueurs japonais à Tekken 7, avec un bilan honorable ! Mais dans l’ensemble, les titres sont assez peu connus chez nous et les mécaniques de jeux bien mieux maitrisées par les locaux rendent la compétition… difficile ! On trouve des bornes ultra innovantes, comme ce jeu ou debout sur un socle, vous contrôler des pistolets qui s’imbriquent pour faire une arme plus puissante, tout en mimant les mouvements du héros, et des jeux plus classiques tels que les lancers de ballons de basket dans des paniers. Il y en a pour tous les goûts.

Le plus surprenant reste tout de même ces simulations de courses hippiques qui reproduisent un hippodrome, sur une immense surface dans la salle. Les joueurs sont face à une borne bourrée de statistiques et font leurs mises sur des chevaux en 3D qui s’élancent devant eux, sur des écrans géants. Intrigant.

Une prison virtuelle si plaisante

Les salles sont enfumées et peuplés de joueurs de tous âges, selon l’étage. Si la majorité se compose bien de jeunes hommes, on trouve de très nombreux salarymen qui viennent se défouler après leur journée de travail, et des jeunes filles, notamment sur les jeux musicaux ou les bornes de retouches photos qui vous transforment en models.

Et rapidement, je me rends compte que rester bloqué dans une salle de ce genre est simple. Avec un budget illimité, il est facile d’aller de bornes et bornes, d’étages en étages, sans éprouver la moindre envie de sortir. Il ne faut pas être réticent au bruit ni aux odeurs de tabac, mais la frénésie du lieu s’empare vite de moi et c’est volontiers que je resterai enfermé ici…

Ces bâtiments de divertissements immenses représentent si bien cette ville de Tokyo, ou les âmes se frôlent à chaque instant, mais ou chacune reste prisonnière dans son monde, comme ici face à ces bornes d’arcade. Un paradis pour certain, peut être un enfer pour d’autre, l’expérience en vaut la peine dans tous les cas.

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